Quelle joie, le matin, d’entendre le facteur déposer du courrier dans sa boite aux lettres .  Le bruit du clapet qui se referme, fait aboyer les chiens, et me fait dévaler les escaliers à toutes allures, juste pour découvrir ses lettres.  Au milieu des factures, une lettre retient mon attention. Mon nom y est écrit, à la main, d’une écriture ronde, qui m’envahit de bonheur.
Je l’ouvre immédiatement, en faisant bien attention à me pas la déchirer afin de conserver le timbre et l’enveloppe, qui m’a l’air de venir d’une autre époque.  Je ne connais pas l’expéditeur. Je vois juste qu’il vient du Japon.  Le timbre nippon, représentant une geisha, m’indique l’origine de mon expéditeur inconnu.  J’ouvre l’enveloppe, avec délicatesse, et m’émerveille.  Une fleur séchée, un marque-page et une lettre sur un papier jauni.  L’odeur du papier me rappelle le grenier de mon arrière grand-mère maternelle.  Et les souvenirs rejaillissent comme des pétales de fleurs jetées à travers le temps.  Je me revois ouvrant ses vieux coffres dans son grenier et en sortir tous ses trésors.  Entre un journal d’elle enfant et puis ses photos, je trouvais des bijoux, des objets quelconque qui pour elle avait une valeur immense, quelques timbres qu’elle trouvait jolis et puis ses crayons, des perles, des cailloux, une malle aux trésors pour l’enfant que j’étais.  Avant donc de lire cette lettre, je m’assieds par terre et me replonge dans mes souvenirs d’enfant.  Je repense à mon arrière grand-mère, partie aujourd’hui, et puis à tous les autres qui l’ont suivis… Il faudrait que j’aille les revoir, un petit bonjour au cimetière me ferait le plus grand bien.  Je retourne à ma lettre, après une bonne heure à me perdre dans mes souvenirs, dans ma tête.  La lettre est pliée en quatre, je la déplie avec soin, la respire, la parcours rapidement, la retourne dans ton les sens, souris, un sourire émerveillée et puis la lit, enfin, attentivement.

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